Six personnes ont été interpellées par la Direction de la sécurité intérieure (DGSI), mardi. Proches de l'extrême-droite, elles sont soupçonnées d'avoir voulu s'en prendre à Emmanuel Macron à travers "des actions violentes".

Le chef de l'État, Emmanuel Macron, ici aux Eparges (Meuse).
Le chef de l'État, Emmanuel Macron, ici aux Eparges (Meuse). © Maxppp /

Des agents de la DGSI et du Raid ont arrêté six personnes, mardi, en Moselle, en Ille-et-Vilaine et en Isère. Il s’agit de cinq hommes et d’une femme, âgés de 22 à 62 ans, suspectés d’avoir envisagé des actions violentes contre Emmanuel Macron. 

Le principal suspect est un isérois, interpellé en Moselle. Il se trouvait dans l'est du pays, tout comme le chef de l'État. Le président de la République est en effet actuellement dans la région pour le Centenaire de la Grande guerre.

L’alerte donnée suite à des écoutes téléphoniques 

Les agents de la sécurité intérieure et du Raid sont intervenus, selon une source proche de l'enquête, car les services de renseignement n'ont voulu prendre aucun risque avec ce groupuscule, surveillé depuis un certain temps. Ce sont des écoutes téléphoniques classiques qui ont donné l'alerte. 

"Il y avait effectivement des comportements d'un réseau lié à l'ultra-droite qui depuis quelques temps monte en puissance et se tourne vers l'hyper violence. Il y avait des menaces concrètes, c'est pourquoi la DGSI a procédé à des interpellations" justifiait à la mi-journée le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner au micro de France Bleu Nord. 

Un retraité à la tête du groupuscule 

Le chef présumé de ce groupe est un retraité isérois d'une soixantaine d'années, originaire de Saint-Georges-de-Commiers au sud de Grenoble (Isère). Lundi matin, les agents de la DGSI avaient perquisitionné son domicile et interrogé son épouse. Sur son profil Facebook, il avait posté un photo-montage représentant Marion Maréchal et une épée ainsi qu'un appel à la désobéissance civile : "contre la dictature de Macron, il faut qu'on s'en débarrasse".

Contre la dictature de Macron, il faut qu’on s’en débarrasse

Une autre Iséroise, âgée elle aussi d'une soixantaine d'années, a été arrêtée par deux policiers en civil dans sa maison de Prunières, un petit village de 380 habitants sur le plateau Matheysin à une vingtaine de kilomètres de Saint-Georges-de-Commiers. 

Trois groupes "d’ultra-droite" mis au jour ces deux dernières années

C'est le troisième groupuscule dit "d'ultra-droite" démantelé depuis deux ans. À chaque fois les projets sont qualifiés d'imprécis, mais la menace d'opération violente est de plus en plus prise au sérieux par les services de renseignement et le parquet anti-terroriste. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris du chef d'"association de malfaiteurs terroristes criminelle". 

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