Perquisition à Argenteuil le 25 mars 2016.
Perquisition à Argenteuil le 25 mars 2016. © MaxPPP / Etienne Laurent

L'homme de 34 ans, soupçonné d'avoir préparé une attaque terroriste sur le sol français, a été mis en examen mercredi. Le procureur de la République François Molins a expliqué que Reda Kriket projetait une action imminente.

Sa garde-à-vue avait été exceptionnellement prolongée mercredi. Après six jours d'audition, Reda Kriket a été déféré dans la matinée, puis mis en examen par un juge antiterroriste. Il a été mis en examen pour "participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle, c'est-à-dire en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteinte aux personnes", "acquisition, détention et cession d'armes de catégories A et B en bande organisée", "fabrication en bande organisée d'engins explosifs ou incendiaires", "détention et transports de substances et produits incendiaires ou explosifs en vue de la préparation d'atteinte aux personnes par substance explosive", "toute infraction en relation avec une entre terroriste".

Reda Kriket projetait une action "imminente"

François Molins a tenu une conférence de presse
François Molins a tenu une conférence de presse © capture d'écran

Lors de son point de presse, mercredi soir, François Molins a exploqué que tout porte à croire que Réda Kriket et ses complices projetaient une action "imminente" et d'une "extrême violence".

À ce stade des investigations, si aucune cible précise projetée n'a pu être identifiée, tout laisse néanmoins à penser que la découverte de cette cache a permis d'éviter la commission d'actions d'une extrême violence.

Lors de la perquisition menée à Argenteuil (Val-d'Oise), les enquêteurs ont découvert des armes et des engins explosifs "pour certains déjà prêts à l'emploi, des téléphones neufs, ainsi que les passeports volés". Il s'agit là d'"un arsenal qui, de par la nature et la quantité des objets découverts, constituait à l'évidence les préparatifs d'une action terroriste imminente", a encore dit le procureur qui a également précisé que l'exploitation du contenu de deux ordinateurs retrouvés sur place a permis par ailleurs de faire apparaître "de la documentation en lien avec des groupes djihadistes ainsi que la fabrication artisanale de produits explosifs".

Placé en détention provisoire

Arrêté le 25 mars à Boulogne-Billancourt, deux jours après les attentats de Bruxelles, Reda Kriket avait déjà été condamné en Belgique dans une affaire de filière djihadiste vers la Syrie - le trentenaire est d'ailleurs soupçonné d'avoir séjourné dans les rangs de l'Etat islamique (EI), sur le territoire syrien. Son interpellation avait aussi permis de découvrir une planque à Argenteuil, truffée d'armes de guerre.

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