ouverture du procès du scandale pip à marseille
ouverture du procès du scandale pip à marseille © reuters
**Le tribunal de grande instance de Marseille a condamné le fondateur de la société varoise qui utilisait un gel frauduleux dans la confection d'implants mammaires à quatre ans de prison ferme et 75.000 euros d'amende.** L'homme, âgé de 74 ans, avait été jugé au mois de mai dernier avec quatre autres cadres de l'entreprise pour tromperie aggravée et escroquerie, lors d'un procès qui s'est déroulé dans un centre des congrès de Marseille transformé en prétoire, en présence de 300 avocats et d'autant de victimes. **Jean-Claude Mas est donc condamné à q** **uatre ans de prison ferme, 75.000 euros d'amende une peine conforme aux requisitions.** "Je suis déçu mais pas surpris", a réagi Me Yves Haddad. L'avocat du fondateur de la société PIP, Jean-Claude Mas, a annoncé son intention de faire appel du jugement du tribunal correctionel de Marseille. L'appel est suspensif. Pour Me Yves Haddad, "il est choquant que Jean-Claude Mas ne bénéficie pas de sursis" dans cette peine, alors que son client n'a jamais été condamné dans le passé". **Me Yves Haddad, l'avocat de Jean-Claude Mas ne comprends pas que son client puisse aller en prison à son âge.** Il répond à Marie-Chrisine Lauriol
L'ancien président du directoire Claude Couty écope de trois ans de prison, dont deux avec sursis, et 30.000 euros d'amende. Les trois autres ex-cadres de l'entreprise française Poly Implant Prothèse, comparaissaient en même temps que Jean-Claude Mas,ils ont été également condamnés à 75.000 euros d'amende. Tous les prévenus avaient reconnu à l'audience la fraude, révélée en mars 2010, sur le gel de silicone utilisé pour les implants PIP, qui n’étaient pas celui qui était déclaré officiellement, ce qui a permis un gain annuel chiffré à un million d'euros. > Au moins la justice a reconnu que le gel est dangereux **Joëlle Manighetti, a été victime des prothèses PIP après son cancer du sein. pour elle quatre ans ce n'est pas suffisant alors que les victimes sont entre 300 et 500.000 dans le monde**
> Des femmes sont décédées, il n'y a pas de pardon possible **Une information judiciaire contre X a été ouverte il y a deux ans pour blessures et homicides involontaires, avec déjà plus de 5.000 parties civile.** Alexandra Blachère est la présidente de l'association de défense des porteuses de prothèses PIP. La condamnation d'aujourd'hui, dit-elle, est une premier pas, important pour les victimes, même si les peines seront "minimes".
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