C’est l’histoire d’un coup de billard à plusieurs bandes. L’histoire d’un entrepreneur à l’impressionnant CV - Stéphane Courbit, fondateur d’Endemol – à la recherche d’investisseurs pour sa nouvelles société.

Besoin de 150 millions d’euros ? Stéphane Courbit lorgne vers la première fortune de France, Liliane Bettencourt. Il rencontre alors son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, lui laisse une plaquette de présentation. Et puis rien. Pas le type d’investissement qui intéresse la holding familiale des Bettencourt.

Ce n’est que partie remise. « En octobre 2010, moi, je m’y suis intéressé » explique à la barre Me Pascal Wilhelm Alors qu’il est en train de rapatrier l’argent investi illicitement dans l’île d’Arros et les comptes en Suisse, l’avocat voit là « une opportunité de redorer l’image des Bettencourt » en investissant dans « une entreprise française, avec un entrepreneur français ».

Qu’importe que l’entrepreneur en question soit aussi son client.

Qu’importe s’il faut pour cela refaire un peu l’histoire pour convaincre Liliane Bettencourt. « Vous présentez l’investissement comme une initiative de Patrice de Maistre, vous savez que c’est une référence positive ».

Qu’importe si la priorité familiale à l’époque est à la réconciliation entre la mère et la fille. « Quelle urgence y avait-il à faire un tel investissement à ce moment-là ? » interroge le président. « Il n’y avait pas urgence, il y avait une opportunité », insiste Me Pascal Wilhelm.

Il répond aux questions du tribunal depuis plus d’une heure. Pas sûr pour qu’il ait réussi a emporté la conviction du tribunal pour autant.

► ► ► DOSSIER |Suivez l'audience en direct, comprenez les enjeux du procès

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.