Comme hier pour sa tentative de suicide, l’annonce a été faite par le procureur. Celle d’une lettre, écrite par l’infirmier quelques heures avant de tenter de mettre fin à ses jours et envoyée au parquet.

Cette lettre, nous n’en connaissons pas le contenu.

Mais il ne s’agit pas du premier courrier envoyé par le prévenu au ministère public. Le 28 octobre dernier, déjà, le parquet avait été destinataire d’un long courrier de l’infirmier dont voici quelques extraits :

« Je ne suis pas un conseiller juridique et ne suis pas procédurier », se défend d’emblée celui qui avait fait le choix de ne pas recourir à un avocat.

« Je ne voulais pas de cet héritage, je savais que c’était aller au devant de problèmes (…) C’est mon épouse qui m’a téléphoner un matin pour me dire que sur internet on informait que j’avais de la part de Mme en héritage. Je regardais et j’ai su aussi que ses petits-enfants étaient déshérités au profit d’une fondation et de moi-même, j’avais l’impression que le sol se dérobait sous mes pieds. »

Tout en dénonçant les agissements et le comportement de François-Marie Banier, il poursuit :

« Seuls ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas machiavélique mais après ce Banier et le mal familiale qu’il a créé je peux comprendre ceux qui doutent »

« J’ai erré dans le bois de Boulogne sous la pluie, j’étais comme perdu sans savoir quoi faire. Après un long moment, j’avais les idées noires, et je téléphonais à Jean-Victor pour qu’il m’aide, je devais trouver une solution pour ne pas faire de peine à Mme ».

Aujourd'hui, Alain Thurin est toujours entre la vie et la mort après s'être pendu à la veille de l'ouverture du procès.

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