Un piratage des mails de l'ancien patron du renseignement français dévoile des échanges intrigants avec le groupe de luxe, en pleine bataille industrielle avec l'empire Hermès.

Bernard Squarcini en 2014
Bernard Squarcini en 2014 © Maxppp / Laurent Carre

C'est un Squarcini-leaks à lui tout seul : le piratage des mails non chiffrés de l'ancien maitre espion français, dont certains avec des clients comme LVMH. À l'époque, le groupe tentait de racheter son concurrent, l'empire familial Hermès. Et sur l'un des très nombreux courriels piratés, Bernard Qquarcini fait une demande très particulière à une grande agence internationale privée de renseignement. (ou d'intelligence économique, comme on dit).

La société Arcanum, qui fait habituellement travailler d'anciens maitres espions américains ou russes en fonction des demandes de grands groupes industriels. Bernard Squarcini envoie la liste des héritiers du groupe Hermès, et souhaiterait connaitre leur situation fiscale et patrimoniale à travers la planète. Une demande qui, a priori, n'aura jamais de suite : entretemps les groupe LVMH et Hermès ont enterré la hache de guerre, via un accord secret.

Des mails piratés dans le cadre du bras de fer Kazah

Ces e mails ont été mis en ligne par le site mystérieux Kazaword, et cela concerne aussi le pouvoir kazakh et l'oligarque déchu, l'ex-banquier Abliazov, caché en France et arrêté il y a trois ans. La justice française voulait l'extrader avant que la procédure ne soit cassée. Il est toujours en détention provisoire.

À lire ses mails, on découvre un Bernard Squarcini au jeu trouble, avec des contacts dans les deux camps. Sans que l'on sache vraiment pour qui il roule vraiment.

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