Quatre policiers du 12e arrondissement de Paris sont renvoyés en correctionnelle pour des violences commises sur des jeunes.

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Policiers © AFP / PHILIPPE HUGUEN

En décembre 2015, 18 garçons et filles de 14 à 18 ans, accompagnés par des associations, avaient porté plainte en dénonçant un harcèlement brutal de la part de certains agents de leur quartier à l'occasion de contrôles d'identité.

Pour la plupart des faits dénoncés, l'enquête n'a toutefois pas permis de recueillir des preuves.

Un premier policier devra s'expliquer sur une gifle donnée à un jeune. Un deuxième pour avoir poussé un garçon contre un mur.

Deux agents sont poursuivis pour violences en réunion avec armes pour des coups de matraque et des jets de gaz lacrymogène.

Pour ces cas les victimes ont notamment fourni des certificats médicaux.

La plainte de décembre 2015 détaillait d'autres violences sur 27 pages.

Les 18 plaignants ont été entendus mais l'enquête s'est souvent heurtée à l'absence d'éléments matériels et de témoins.

Les policiers visés appartiennent au groupe de soutien des quartiers du 12e arrondissement. Ils se font appeler les "tigres". Les jeunes dénoncent des contrôles sans motifs, accompagnés d'insultes, parfois racistes, de coups et pour les garçons d'humiliations lors des palpations de sécurité, gestes que leurs avocats qualifient d'agressions sexuelles.

Le parquet de Paris ne va pas jusque là mais il a constaté des incohérences et des lacunes dans les mains courantes du commissariat. Il n'y a parfois pas de procès-verbal lorsqu'un mineur est amené pour une vérification d'identité, ce qui a valu un rappel à l'ordre à la direction de la sécurité publique de Paris.

La préfecture de police ne veut pas communiquer à ce stade.

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