L'auteur de la tuerie de Liège, qui a fait trois morts dont deux policières mardi matin, était fiché par la police pour avoir été en contact en prison avec des islamistes et s'être radicalisé. Il a été abattu par les forces de l'ordre qu'il avait pris pour cible. Un juge antiterroriste a été saisi de l’enquête.

Conférence de presse du maire de Liège, Willy Demeyer, et du chef de la police de Liège, Christian Beaupere
Conférence de presse du maire de Liège, Willy Demeyer, et du chef de la police de Liège, Christian Beaupere © Maxppp / Belga/ VIRGINIE Lefour

Ce mardi matin c'est dans une grande artère de Liège qu'un homme, entièrement vêtu de noir, a attaqué à 10h30 deux policières de 45 et 53 ans au couteau. Puis les a tuées avec leurs armes de service. 

Il a ensuite tiré sur un homme de 22 ans, passager d'une voiture à l'arrêt qui est décédé, avant de se retrancher dans un complexe scolaire et prendre en otage deux femmes de services.

Lorsqu'il a tenté une sortie, avec dans ses mains les deux pistolets dérobés quelques minutes avant, il a blessé quatre policiers dont un gravement avant d'être abattu par la police.

L'homme est un belge de 36 ans

Benjamin Herman, né en 1982 et déjà condamné pour des faits de droit commun. Il a été très rapidement identifié par la police, et pour cause.... Détenu à la prison de Marche-en-Famenne, en Wallonie, depuis 2013 pour des vols et trafic de drogue, il bénéficiait depuis lundi d'une permission de sortie pour se rendre à un rendez-vous en vue de préparer sa réinsertion. 

Lors des permissions précédentes tout s'était bien passé, selon les autorités, jusqu'à cette nuit. 

Car Benjamin Herman est soupçonné d'avoir commis un premier meurtre, à une quinzaine de kilomètres de la prison de Marches-en-Famenne, où il était détenu, tout près aussi de son village natal, dans l'est de la Belgique. avant de rejoindre Liège et perpétrer ses attaques. Des attaques pour lesquelles le caractère terroriste est donc privilégié.

Car, en prison, Benjamin Herman a été en contact avec des détenus radicalisés connus pour leur prosélytisme. Des liens qui lui avaient d'ailleurs valu d'être signalé et fiché pour Sûreté de l'État depuis l'année dernière. 

Et c’est désormais confirmé par une vidéo amateur, Herman a crié "Allah Akbar" en commettant son attaque et en visant délibérément des représentantes de la police belge. Ce qu'a confirmé le chef de corps de la police de Liège, Christian Beaupère. "Il est clair que l'objectif de l'assassin était de s'en prendre à la police", a-t-il expliqué, affirmant que son objectif n'était pas de tuer dans une école, mais était de "toucher des policiers, l'institution, l'Etat de la Belgique".

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