recul du déficit de la sécurité sociale en 2013
recul du déficit de la sécurité sociale en 2013 © reuters

Ils avaient creusé leur propre trou dans le budget de la Sécu : un million d'euros obtenus frauduleusement grâce à des sociétés écrans. L'addition risque d'être salée : 29 personnes ont été mises en examen et sept écrouées.

Des faux malades et à l'arrivée, une vraie gueule de bois pour la Sécurité sociale. Pendant un an, elle a perdu plus d'un millions d'euros d'indemnités, versées aux salariés imaginaires de sociétés tout aussi floues. Les escrocs, tous des hommes âgés de 20 à 55 ans résidant à Marseille, avaient mis en place un système tout simple mais efficace. Les cerveaux, deux frères, ont ainsi créé plusieurs sociétés de conseil sans aucune activité et qui ne payaient pas l'Urssaf.

Mis en arrêt, puis aux arrêts

Il ne restait plus qu'à recruter des complices comme salariés. Ces derniers tombaient évidemment "malades" quelques mois plus tard et étaient immédiatement mis en arrêt maladie. Ils touchaient ainsi des indemnités, basées sur leurs salaires déclarés (et totalement fictifs) : de 5 000 à 8 000 euros pour les plus hauts placés dans la hiérarchie.

La Caisse primaire d'assurance maladie a fini par sentir l'arnaque. Elle a d'abord mis en place des contrôles renforcés, avant de prévenir la sûreté départementale des Bouches-du-Rhône, mobilisée ensuite avec le groupe d'intervention régional. Jusqu'au coup de filet final : 29 personnes mises, cette fois, aux arrêts.

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