Ils étaient déjà là hier : caméras et appareils photos. Rendu de la décision dans l’affaire Zyed et Bouna oblige. Et il y a fort à parier qu’ils seront aussi nombreux aujourd’hui. Car c’est une nouvelle audience procès médiatique que le troisième procès Outreau qui s’ouvre aujourd’hui à Rennes.

Rennes, encore. Car c’est devant cette juridiction que l’affaire a été dépaysée après le fiasco qu’elle a connu en acquittant treize personnes, dont douze avaient passé plusieurs mois en détention provisoire.

Alors hier, on voyait Me Franck Berton, avocat de l’acquittée Odile Marécaux répondre aux télévisions devant tel hôtel de la rue de Nemours. On croisait Me Eric Dupond-Moretti, avocat d’une autre acquittée, Roselyne Godard. Car ils ont décidé de venir en nombre. Pour l’image, pour la symbolique.

Pour répondre aussi à l’offensive médiatique des parties civiles et de ceux que l’on dit « révisionnistes ». Ceux pour qui les verdicts des cours d’assises de Saint-Omer, puis Paris, ces verdicts qui ont définitivement acquitté treize des dix-huit accusés – quatre ayant été condamné et un dernier étant mort en prison – ne seraient pas si justes finalement. Ceux qui pourraient profiter de ce nouveau procès pour offrir une tribune à leur thèse à contresens de deux procès et de la commission parlementaire.

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