L’affaire de Montigny-lès-Metz, c’est avant tout celle d’un incroyable fiasco, un raté qui a conduit à inscrire Patrick Dils dans la triste liste des victimes d’erreurs judiciaires.

Une succession de fautes qui font qu’aujourd’hui, près de 30 ans après les faits, les familles des deux enfants attendent toujours de savoir ce qui s’est réellement passé ce jour de septembre 1986.

Et c’est sans concession que celui qui fut avocat général au troisième procès de Patrick Dils revient sur cette enquête bâclée: témoins oubliés, méthodes douteuses, aveux recueillis dans des circonstances pour le le moins “déloyales”, selon les mots du témoins.

Si ce n’est le procès de la justice, le magistrat à la retraite fait au moins celui des enquêteurs. Dont les erreurs pèsent aujourd’hui encore sur le quatrième procès de Montigny-lès-Metz.

Et François-Louis Coste de conclure: “j’ai été convaincu absolument de l’innocence de Patrick Dils”. Dans une région où beaucoup en doutent encore, il était certainement bon de le rappeler.

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