Au lendemain d'une attaque au couteau qui a fait deux morts et cinq blessés dans cette commune de la Drôme, l'enquête progresse : trois personnes sont actuellement en garde-à-vue, dont l'agresseur, un réfugié soudanais de 33 ans inconnu des services de police.

Christophe Castaner à Romans-sur-Isère le 4 avril 2020
Christophe Castaner à Romans-sur-Isère le 4 avril 2020 © AFP / Nicolas Guyonnet / Hans Lucas

Au total, trois hommes ont été arrêtés ces dernières 24 heures : l'assaillant lui-même, une de ses connaissances âgé de 19 ans, et un autre homme de 28 ans qu'il hébergeait occasionnellement, tous soudanais.

De source judiciaire, l'assaillant a été examiné par un médecin et son état de santé a été jugé compatible avec une garde-à-vue : il n'est pas délirant et devait être examiné par un psychiatre ce samedi.

Il doit être transféré dans la journée à Levallois pour être interrogé par les enquêteurs de la DGSI. Inconnu des services de police, il avait obtenu le statut de réfugié en 2017 et travaillait dans une maroquinerie.

Pas de référence à l'organisation État islamique

Les enquêteurs poursuivent leurs investigations, notamment l'exploitation de plusieurs téléphones. Des documents manuscrits ont également été retrouvés au domicile de l'auteur de l'attaque. Ils font référence au regret de "vivre dans un pays de mécréants". En revanche, aucune vidéo d'allégeance ou de revendication n'a été retrouvée, pas plus que des documents faisant référence à l'État islamique.

Samedi à Romans-sur-Isère, l'homme de 33 ans armé d'un couteau avait agressé des passants, successivement dans la rue, puis un bureau de tabac, une boucherie et une boulangerie, tuant deux personnes. Cinq autres ont été blessées.

Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste".

Interrogé sur France Inter, le secrétaire d'État Laurent Nuñez a rappelé que "malgré le confinement, évidemment que nos services spécialisés de lutte antiterroriste sont totalement mobilisés. Cela reste une priorité extrêmement forte. Les forces de l'ordre sont intervenues très rapidement dans ce contexte dramatique. [..] Il n'y a aucune relâchement de la vigilance, depuis la fin de l''année 2013 ce sont plus de 60 attentats qui ont été déjoués dans ce pays."

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