Les zadistes de Roybon, opposés aux Center Parcs
Les zadistes de Roybon, opposés aux Center Parcs © MaxPPP/Le Dauphiné/Marc Greiner

Le tribunal administratif de Grenoble a décidé aujourd'hui de faire cesser une partie des travaux du Center Parcs à Roybon, la nouvelle ZAD (Zone à Défendre) française. Le juge des référés a estimé que l'arrêt préfectoral du 3 octobre 2014 qui permettait de commencer le chantier n'était pas entièrement légal.

Arrêté préfectoral illégal

D'abord, selon la justice, le préfet n'a pas saisi la Commission nationale de débat public alors que cela est obligatoire pour toute construction d'établissement touristique de plus de 300 millions d'euros d'investissement.

Et puis le tribunal administratif a estimé que les mesures compensatoires prévues pour corriger la destruction des zones humides n'étaient pas suffisantes. Les prélévements et rejets d'eau du centre aquatique inquiétaient les pêcheurs de la forêt des Chambarans.

Une grande partie des travaux arrêtés

Pour autant, le juge n'a pas retenu les trois recours des associations qui concernent les espèces protégées et leur habitat. Ainsi, c'est une victoire partielle pour les opposants au projet de Pierre et Vacances mais la décision administrative a des conséquences immédiates sur le chantier pusique tous les travaux de défrichements sur les zones humides doivent être arrêtés. Et cela concerne l'essentiel du périmètre.

Visite du site de Center Pars à Roybon avec des écologistes
Visite du site de Center Pars à Roybon avec des écologistes © MaxPPP

Décision sur le fond dans les six prochains mois

Les associations attendent maintenant l'examen de leur recours sur le fond d'ici fin juin 2015.

Pour le Conseil général, c'est un nouvel épisode juridique dans un feuilleton commencé il y a sept ans.

Il maintient toujours son soutien inconditionnel à Pierre et Vacances.

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