Aucune condamnation n'a été prononcée contre les principaux prévenus du groupe de Tarnac, dont le procès s'achève ce jeudi, à l'exception de Christophe Becker, mais tous ont été relaxés pour les chefs

Les principaux prévenus du groupe de Tarnac ont été relaxés des faits de sabotage sur une ligne SNCF
Les principaux prévenus du groupe de Tarnac ont été relaxés des faits de sabotage sur une ligne SNCF © AFP / ALAIN JOCARD

Les principaux prévenus du procès du groupe de Tarnac, Julien Coupat et Yildune Lévy, ont été relaxés jeudi des poursuites de sabotage d'une ligne SNCF et d'association de malfaiteurs pour lesquels ils ont comparu devant le tribunal correctionnel de Paris.  

Initialement poursuivis pour terrorisme avant d'être jugés pour des délits de droit commun, ils ont en revanche été reconnus coupables d'avoir refusé un prélèvement biologique mais ont été dispensés de peine.  Au total, le tribunal a prononcé des relaxes pour la quasi-totalité des huit prévenus, à l'exception de Christophe Becker, condamné notamment pour recel de vols, tentative de falsification de documents administratifs à 4 mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende. 

"Jugement indiscutable"

"C'est un jugement indiscutable juridiquement et dont les attendus ne peuvent pas susciter un quelconque appel du parquet", a immédiatement réagi Jean-Christophe Tymoczko, avocat de Yildune Lévy. "Pour moi, s'il y a une chose qu'il faut retenir [...] C'est qu'il ne faut jamais lâcher, il ne faut jamais cesser de se battre contre toutes les machines à broyer de l'antiterrorisme jusqu'aux tractopelles à Notre-Dame-des-Landes", a réagi Mme Lévy devant la presse. 

"C'est une humiliation pour les services de l'antiterrorisme de l'époque, pour le magistrat instructeur ainsi que pour le parquet antiterroriste", a de son côté déclaré Me Jérémie Assous, avocat de Julien Coupat.

Des peines symboliques allant de 1 000 euros avec sursis à 6 mois de prison ferme, avaient été requises par le parquet pour qui, il fallait "prendre en compte la personnalité" des prévenus et "le temps passé". 

"La société n'aurait rien à gagner à ce qu'ils soient condamnés à des peines qui les ramèneraient en prison", avait expliqué le procureur Olivier Christen après avoir défendu un dossier vivement critiqué. Les avocats de la défense avaient eux plaidé une relaxe générale en demandant notamment au tribunal de refuser d'avaliser "les méthodes" employées par l'antiterrorisme dans ce dossier. 

Les huit prévenus du dossier, cinq hommes et trois femmes âgés de 31 à 43 ans, ont été jugés pendant trois semaines pour association de malfaiteurs, dégradation d'une ligne SNCF, violences lors d'une manifestation à Vichy, recel de documents volés et refus de se soumettre à un prélèvement biologique. Ces qualifications étaient passibles de cinq ans de prison.

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