Sarkozy est entendu dans l'affaire des fausses factures de Bygmalion.
Sarkozy est entendu dans l'affaire des fausses factures de Bygmalion. © MaxPPP

L'ancien chef de l'Etat est entendu ce mardi par les juges parisiens du pôle financier au sujet du financement de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012.

L’actuel candidat de la primaire à droite est entendu dans l’affaire des fausses factures de l’entreprise de communication Bygmalion et les comptes de sa campagne présidentielle de 2012.

Le statut de témoin assisté

Il peut être mis en examen ou ressortir de l’audition sous le statut de témoin assisté.

Bygmalion est une entreprise de communication qui organisait les meetings du candidat Sarkozy en 2012. Comme celui-ci avait explosé ses dépenses de campagne plafonnées à 22,5 millions d’euros, Bygmalion a organisé un système de fausses factures pour imputer à l’UMP, devenue les Républicains, les 18,5 millions d’euros qui auraient dû être comptabilisés dans les frais de campagne de Sarkozy.

Si plusieurs cadre de cette entreprise ainsi que Jérôme Lavrilleux, directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy ont admis l’existence de ces fraudes aucun n’a directement mis en cause l’ancien président de la République.

Mais d’après les enquêteurs, il apparait que Sarkozy aurait demandé en mars 2012 plus de meetings que prévus alors qu’une note de l’expert-comptable pointait le risque d’un dépassement du plafond et par conséquent interdisait toute dépense supplémentaire.

Pour Sarkozy, Bygmalion et Copé sont les responsables

En septembre 2015, Nicolas Sarkozy a été entendu une première fois par les juges assurant ne pas se souvenir de cette demande de prestations supplémentaires. Sarkozy a fait porter la responsabilité de cette affaire sur le président de l’UMP de l’époque, Jean-François Copé et sur l’entreprise dirigée par ses proches, Bygmalion.

Pourtant, l’enquête a progressivement démontré que des dépenses n’ayant aucun lien avec Bygmalion ont été réalisées. Notamment, la justice s’interroge au sujet d’une ligne présidentielle dans le budget de 2012 de l’UMP qui concerne 13,5 millions d’euros alors que seuls trois millions d’euros ont été officiellement déclarés.

Des factures « oubliées » de billets de train, de tracts, de sondages apparaissent dans les comptes de l’UMP mais pas dans les comptes de campagne.

Jusqu’ici, treize anciens cadres de l’UMP ont été mis en examen. Jean-François Copé a été entendu comme témoin assisté.

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