Ferry Seafrance, racheté par Eurotunnel
Ferry Seafrance, racheté par Eurotunnel © Radio France / Max PPP

La Scop, qui exploitait les navires de MyFerryLink, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer. Les 487 salariés vont donc cesser leur activité. 300 marins ont bloqué l'accès au port de Calais vendredi, en signe de protestation.

"La Scop SeaFrance n'existe plus." La phrase du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) est claire : l'activité cesse immédiatement. La proposition du procureur de la République n'a pas été suivie : il demandait la poursuite de l'activité pendant encore six mois.

Les 487 salariés n'étaient plus payés. La justice a décidé que les actifs de l'entreprise devait servir à leur verser leurs salaires, puisque la trésorerie n'est pas suffisante.

Les marins ne sont pas satisfaits

Placée en redressement judiciaire le 11 juin, la société est au cœur d'un conflit depuis trois ans, entre les marins, le propriétaire des trois navires (Eurotunnel) et son concurrent danois (DFDS). La semaine dernière, le gouvernement a proposé de liquider SeaFrance, de créer une nouvelle Scop en reprenant 380 salariés.

Les négociations continuent, Marie Mutricy :

Eurotunnel a annoncé voiloir continuer d'exploiter un navire, en reprenant 150 salariés ex-SeaFrance au sein d'une nouvelle Scop. Par ailleurs, DFDS proposerait de recruter 200 salariés en CDI mais pas forcément pour travailler sur la ligne Douvres - Calais. Il s'agirait de renforcer les effectifs à Dieppe et à Bordeaux.

Mécontents de l'avancée des négociations, des centaines de marins ont bloqué les bretelles d'accès au port de Calais.

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