le sénat lève l’immunité parlementaire de serge dassault
le sénat lève l’immunité parlementaire de serge dassault © reuters

Le bureau du Sénat a finalement levé l'immunité parlementaire du sénateur UMP, pour permettre une éventuelle garde à vue dans l'affaire des achats présumés de voix à Corbeil-Essonnes. Une levée attendue, puisque Serge Dassault l'avait réclamée.

La décision est évidemment plus simple lorsque le principal intéressé lui-même la demande. Le 8 janvier, le bureau du Sénat avait refusé de lever l'immunité parlementaire de Serge Dassault. Pour cette nouvelle demande, la situation était différente : vote à main levée, et surtout demande du sénateur pour "pouvoir enfin dire la vérité aux juges".

Car l'objectif pour le sénateur de l'Essonnes c'est, au-delà du "coup" pour redorer son image, de "démontrer sa totale innocence" dans l'enquête sur des achats présumés de voix dans la ville de Corbeil-Essonnes, dont il fut maire jusqu'en 2009.

Sur 24 participants, la levée de l'immunité a été décidée par "14 voix pour, les autres refusant de participer au vote", a expliqué Jean-Pierre Bel à la presse. Deux membres du bureau, qui compte au total 26 élus, étaient absents, a-t-il ajouté.

Les sénateurs UMP, comme Jean-Claude Carle, contestent en effet le mode de scrutin

"Assumer son choix"

Le bureau du Sénat avait rejeté le 8 janvier par 13 voix contre 12 et une abstention une première demande, ce qui avait provoqué un tollé, les sénateurs de gauche y étant majoritaires. Jean-Pierre Bel a annoncé en outre que, comme il l'avait proposé le 9 janvier, le bureau avait décidé que les votes se feraient désormais à main levée et non plus à bulletins secrets.

"Il nous était apparu qu'il était nécessaire que chaque parlementaire assume son choix", explique le président du Sénat.

En juillet, le Sénat avait rejeté une demande de levée de l'immunité de Serge Dassault dans une autre affaire, celle d'une tentative de meurtre perpétrée en février à Corbeil-Essonnes.

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