Elle est, à n’en pas douter, celle qui a le plus brillé pendant l’audience. De toutes les avocats présents sur les bancs des parties civiles ou de la défense, celle qui a sans doute agi le plus finement. Souvent saluée par les dits confrères d’ailleurs. Alors quand Me Jacqueline Laffont se lève pour plaider, on l’écoute un peu plus attentivement encore.

Au moment où je me lève pour la défense de Patrice de Maistre, certains bancs de la partie civile se son vidés. C’est dommage parce qu’il se passe parfois des choses à l’audience. Et donc de fausses réconciliations, on aurait pu avoir une vraie réconciliation … si on avait bien voulu nous entendre.

Reste seul aujourd’hui Olivier Pelat [tuteur de Liliane Bettencourt]. Très souvent, j’ai eu envie de lui poser une question. J’avais envie de lui dire : vous êtes là assis, partie civile, au nom de Liliane Bettencourt. Mais êtes-vous vraiment certain que c’est ce qu’elle a voulu ? Etes-vous certain qu’elle voulait être représentée en qualité de partie civile contre Patrice de Maistre ? Ma conviction profonde c’est que Liliane Bettencourt n’aurait pas voulu cela et que cette représentation là n’est pas sa volonté.

Patrice de Maistre un homme qui a été traîné dans la boue comme peu l’ont été. Il a été moqué, humilié : le pleurnichard, le mièvre. Et puis comme ce n’était pas suffisant, il a fallu discréditer sa défense : d’épais rideaux de fumée nauséabonds. Ce procès fut pour nous comme une catharsis après une instruction si difficile.

Cet homme a durant sept ans géré de manière irréprochable la fortune de l’une des familles les plus riches de France. Cet homme qui restera, n’en déplaise à certains, celui qui a développé la fondation Bettencourt-Schueller. Et il a été soumis à des dossiers qui n’étaient effectivement pas prévus dans sa tâche originelle.

Liliane Bettencourt, oui, c’est une dame âgée, une dame qui rencontre de graves problèmes de surdité. Mais ce que Patrice de Maistre nous dit c’est que quand il rentre à son service, c’est déjà une dame âgée. Lui, il n’a pas senti de rupture.

Patrice de Maistre vous l’a dit, il a peut-être fait des mauvais choix, mais il n’est pas un voleur. Mme Bettencourt, c’était sa patronne. Quand elle arrivait dans une pièce, tout le monde se levait. Jamais Patrice de Maistre n’a eu la volonté d’abuser de Liliane Bettencourt.

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