L'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires d'eurodéputés a été élargie à Jean-Luc Mélenchon, suite à un signalement de la députée FN Sophie Montel

Jean-Luc Mélenchon s'est défendu de tout mélange de fonction
Jean-Luc Mélenchon s'est défendu de tout mélange de fonction © Maxppp / Le Pictorium / Julien Mattia

Après le Front National, puis le Modem, le PS et les Républicains, c'est au tour de la France Insoumise d'être rattrapée. Le Parquet de Paris a décidé d'élargir son enquête préliminaire, ouverte pour abus de confiance, au cas de Jean Luc Mélenchon.

Le Front national ne veut pas être seul dans le viseur de la justice. Sophie Montel avait fait un premier signalement qui avait entraîné fin mars l'ouverture d'une enquête sur une vingtaine de députés européens de plusieurs bords politiques. Elle a donc de rajouté Jean-Luc Mélenchon à sa liste et c'est vrai qu'il ne faut pas chercher bien loin sur internet et dans la presse pour s'apercevoir que ces dernières années certains assistants parlementaires travaillaient aussi pour le parti de gauche, ce qui n'est pas illégal s’ils le font en dehors du temps de travail dû au Parlement européen.

Pendant la présidentielle, une assistante est ainsi devenue attachée de presse du candidat de la France insoumise. Le mouvement avait répondu à des journalistes que son contrat avait été modifié pour qu'elle puisse se partager entre les deux postes puis se consacrer entièrement à la campagne. C'est sans doute ce que les enquêteurs vont vouloir vérifier.

Mardi après-midi à l'Assemblée nationale Jean-Luc Mélenchon s'est défendu de tout mélange de fonction :

Aucun de mes assistants n'a jamais exercé aucune responsabilité politique ni à l'intérieur du Parti de gauche, ni pour La France insoumise.

L’enquête qui vise le front national est la plus avancée. Marine Le Pen a elle-même été mise en examen le 30 juin.

Suite aux révélations dans la presse et sur France Inter, le MoDem fait aussi l'objet d'une enquête à part qui a poussé François Bayrou à quitter le ministère de la justice.

Le parquet a joint ce signalement à l'enquête préliminaire déjà en cours. Jean-Luc Mélenchon et quatre de ses anciens assistants, dont l'un est décédé, sont visés par cet élargissement de l'enquête.

► POUR EN SAVOIR PLUS | Dossier L'affaire des assistants du MoDem

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