Depuis l’attaque du père Hamel à St-Etienne-du-Rouvray, la justice est devenue plus méfiante. Dans une affaire de terrorisme, les prévenus échappent difficilement à la prison.

Le risque de passage à l'acte est évalué plus fortement depuis l'attaque de Saint-Etienne-du-Rouvray
Le risque de passage à l'acte est évalué plus fortement depuis l'attaque de Saint-Etienne-du-Rouvray © AFP / Fred de Noyelle / Godong / Photononstop

Il y a un an, le 26 juillet 2015, deux jeunes hommes pénétraient dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (76) pour y égorger le père Jacques Hamel. L’un des auteurs de cette attaque, Adel Kermiche, portait un bracelet électronique, après avoir tenté, à deux reprises, de se rendre en Syrie. Ce contrôle judiciaire strict l’autorisait à quitter le domicile familial entre 8h30 et 12h30 les jours de semaine. Depuis, le risque d'un passage à l'acte est évalué de manière beaucoup plus forte.

Un tiers des personnes bénéficient encore d’un placement sous contrôle judiciaire dans des affaires de terrorisme. Cela représente 128 personnes. La plupart des affaires concernent des dossiers anciens.

240 personnes mises en examen dans des affaires de terrorisme attendent leur éventuel procès en prison

Pour les nouveaux dossiers, quasiment aucun n’échappe à la détention provisoire. Le parquet - qui transmet des réquisitions – et les juges des libertés et de la détention se montrent plus prudents. On compte ainsi actuellement 240 personnes mises en examen dans des affaires terroristes qui attendent leur éventuel procès en prison.

Autre tendance : l'implication des femmes. Elles sont de plus en plus nombreuses à être poursuivies et à être placées en détention provisoire.

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