Les deux policiers incarcérés pour le passage à tabac du producteur Michel Zecler le 21 novembre à Paris, ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire. Ils étaient en détention depuis le 30 novembre.

Les juges d'instruction ont ordonné mardi la mise en liberté des deux policiers placés en détention depuis le 30 novembre
Les juges d'instruction ont ordonné mardi la mise en liberté des deux policiers placés en détention depuis le 30 novembre © Radio France / Sylvie Duchesne

Le placement en détention des deux policiers avait été justifié, il y a trois semaines, par un risque de concertation entre eux et par un risque de pression sur des témoins. 

Lors de leurs premiers interrogatoires, les policiers n'avaient reconnu qu'une partie des faits de leur mise en examen : les coups portés sur Michel Zecler. Ils disaient avoir agi sous l'effet de la peur, mais ils avaient nié avoir tenu des propos racistes et avaient affirmé qu'ils n'avaient pas menti dans la rédaction de leur procès verbal.  

Au bout de trois semaines donc, l'enquête a permis aux juges d'instruction de recueillir toutes les déclarations des témoins de la scène de violence et le risques de concertation ou de pression n'existent plus. 

C'est pour cela que les magistrats ont accepté ces demandes de remise en liberté à l'issue de nouvelles auditions des policiers vendredi dernier et ce lundi. 

Des remises en liberté avec un contrôle judiciaire strict : interdiction d'entrer en relation avec leurs deux autres collègues mis en examen ou avec Michel Zecler. Interdiction de paraître dans le 17e arrondissement de Paris, interdiction d'exercer leur profession et de détenir une arme. Et le paiement d'une caution de 50 000 euros.

Dans cette affaire, quatre policiers ont été mis en examen le 30 novembre : trois d'entre eux, soupçonnés d'avoir roué de coups Michel Zecler, l'ont été pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique", avec plusieurs circonstances aggravantes dont celle de racisme et pour "faux en écriture publique" par personne dépositaire de l'autorité publique, un crime passible des assises. 

Un quatrième policier, soupçonné d'avoir jeté une grenade lacrymogène dans le studio de musique, a été mis en examen principalement pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique" et placé sous contrôle judiciaire.