garde à vue de stéphane richard prolongée
garde à vue de stéphane richard prolongée © reuters
l'ordre d'arbitrer le dossier tapie serait venu de l'elysée
l'ordre d'arbitrer le dossier tapie serait venu de l'elysée © reuters

Stéphane Richard, PDG d'Orange et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, mis en examen dans l'affaire pour "escroquerie en bande organisée" a déclaré aux enquêteurs que Bernard Tapie était présent en 2007 à une réunion à l'Elysée au sujet de l'arbitrage, a annoncé l'AFP.

Comment?

L'Etat français entend déposer un recours en révision contre l'arbitrage suspect qui a accordé en 2008, 403 millions d'euros à Bernard Tapie.

Jean-Marc Ayrault s'explique à France Inter et au JDD au micro de Cyril Graziani

Ce rebondissement intervient après que le PDG d'Orange, Stéphane Richard, a été mis mercredi en examen pour "escroquerie en bande organisée" dans le cadre de l'enquête sur cet arbitrage dont a bénéficié l'homme d'affaires pour le litige l'opposant au Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas.

Le juriste et expert des question d'arbitrage, Thomas Clay était l'invité d'Angélique Bouin

Pourquoi?

Dans ce dosser, il reste toujours la question du mobile. S'il y a vraiment eu escroquerie en bande organisée au profit de Bernard Tapie, pourquoi une telle décision a été prise?

Benoît Collombat a rencontré Benoît Bartherotte. En 1996, il a créé l'association des petits porteurs pour l'annulation de la vente litigieuse d'Adidas dont les membres s'estimaient grugés par le Lyonnais. Pour lui, l'explication à toute cette affaire s'explique par les liens tissés entre Bernard Tapie et Nicolas Sarkozy.

Ecoutez le reportage de Benoît Collombat

> Qui sont les protagonistes de l'affaire

Deux nouvelles mises en examen

Après 48h de garde à vue, le PDG d'Orange Stéphane Richard a été mis en examen pour "escroquerie en bande organisée". Jean-François Rocchi l’ancien président du CDR, l’organisme chargé de liquider l’ancien Crédit Lyonnais a aussi été mis en examen.

garde à vue de stéphane richard prolongée
garde à vue de stéphane richard prolongée © reuters

Il avait été hospitalisé à l'Hôtel-Dieu, à Paris, où il a été présenté à un juge d'instruction. La garde à vue de celui qui était directeur de cabinet de Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie, au moment de l'arbitrage favorable à Bernard Tapie, avait été levée dans la matinée.

Les juges sont désormais convaincus que le fameux arbitrage à 400 millions d’euros n’était qu’un simulacre, une procédure truquée pour favoriser le groupe Bernard Tapie.

Ils sont désormais trois à être poursuivis : un arbitre, l’ancien magistrat Pierre Estoup, Jean-François Rocchi, le haut fonctionnaire arrivé fin 2006 à la tête du CDR et qui change radicalement sa politique et Stéphane Richard, l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde. L' ancienne ministre n’est que témoin assisté, elle a réussi à convaincre les magistrats de la Cour de justice de la République qu’elle n’avait pas été associée complètement à la gestion du dossier.

Les juges du pôle financier retiennent la circonstance aggravante de bande organisée ils ne devraient pas s’arrêter là mais sans doute entendre dans les prochaines semaines deux anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy, François Pérol et Claude Guéant. Dans un dossier où il n’est pas question de pots de vin mais plutot de connivence ou de renvois d’ascenseur, il sera toutefois difficile de réunir des preuves formelles.

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