Sabotages SNCF : Tarnac bouclé par la gendarmerie
Sabotages SNCF : Tarnac bouclé par la gendarmerie © Vincent Moulin

Le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de huit militants, dont Julien Coupat, après des sabotages de lignes TGV en 2008. Si le juge antiterroriste suit ces réquisitions, trois militants pourraient être jugés pour terrorisme.

L'affaire avait été largement médiatisée dès le début de l'enquête. Les faits remontent à la nuit du 7 au 8 novembre 2008. Un sabotage à Dhuisy (Seine-et-Marne), sur la voie ferrée, cause d'importants dégâts lors du passage du premier TGV le matin. Les agents SNCF interrogés plus tard expliqueront que le dispositif ne menaçait pas la sécurité des voyageurs.

Le leader présumé du groupe qui serait à l'origine de ce sabotage, c'est Julien Coupat. Il a reconnu sa présence sur les lieux, ainsi que celle de sa compagne de l'époque, Gabrielle Hallez. Mais il nie avoir participé au sabotage. Julien Coupat est resté un peu plus de six mois en détention provisoire.

Les précisions, avec Corinne Audouin

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Les précisions de Corinne Audouin sur l'affaire de Tarnac

Le Parquet évoque une dimension terroriste

Sur les dix personnes mises en cause dans ce dossier, le parquet de Paris demande deux non-lieux, des qualifications mineurs dans cinq cas et requiert la le chef d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste pour trois personnes, dont Julien Coupat.

Pour Me Marie Dozé, avocate entre autre de Julien Coupat, les termes du parquet sont plus que contextables :

Depuis le mois de janvier, les renvoyer devant un tribunal sous une qualification terroriste et donc les qualifier de terroriste n'a plus beaucoup de sens.

Les avocats de la défense parle d'une "instrumentalisation du politique sur le judiciaire". A l'époque du sabotage, le président de l'époque Nicolas Sarkozy et la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie s'étaient rendus sur les lieux et avaient entamé une campagne médiatique. Ils avaient d'ailleurs invité les médias au moment de l'arrestation de Julien Coupat.

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