Trois hommes ont été interpellés mardi dans le Bas-Rhin, soupçonnés d'avoir voulu se rendre en Syrie. L'un deux était proche d'un kamikaze du Bataclan.

Trois suspects ont été arrêtés mardi lors d'une opération antiterroriste de la DGSI
Trois suspects ont été arrêtés mardi lors d'une opération antiterroriste de la DGSI © Maxppp / Alexandre Marchi

Trois jeunes hommes sont actuellement entendus par les enquêteurs de la DGSI, soupçonnés d'avoir voulu rejoindre les rangs du groupe Etat islamique en mai 2016.

Le premier est un jeune homme de 17 ans à l'époque. Il fait partie d'une bande de onze candidats au départ vers la Syrie. En décembre 2013, il est arrêté in extremis, à l'aéroport de Francfort. Son frère, qui a contacté les compagnies aériennes, découvre son nom sur un vol à destination d'Antalya, en Turquie. Il le rejoint et le convainc de rentrer alors à la maison.

Ses compagnons, eux, rejoignent les rangs du groupe Etat islamique en Syrie. Deux y meurent, sept décident de rentrer en France. Le huitième, Foued Mohammed-Aggad reviendra lui aussi, pour faire partie du commando du Bataclan où il mourra en kamikaze.

A l'époque, le jeune candidat au départ n'avait pas été poursuivi mais il avait expliqué être resté en contact avec la Syrie, notamment via Facebook : "le djihad, c'est combattre contre ceux qui oppressent les musulmans. C'est défensif." Devant les enquêteurs, il ajoutait ainsi : "je ne voulais pas partir uniquement pour faire la guerre. A la base, c'était aussi pour apprendre l'arabe et aider les orphelins et les pauvres."

En mai 2016, il reprend donc la route de l'est. Avec lui, cette fois, deux autres personnes.

Chez le premier, âgé 21 ans, on soupçonne un premier séjour d'un mois en Syrie.

Le deuxième, 30 ans, présente un parcours un peu plus surprenant. Joueur de foot, il fréquente les équipes de sa région. En 2009, l'ailier gauche emmène même l'équipe de Schirrhein jusqu'au 16e de finale de coupe de France. Mais le football professionnel ne veut pas de lui. Il tente alors la police : un emploi-jeune de policier municipal à Wissembourg, puis adjoint de sécurité au commissariat d'Haguenau, il est finalement évincé après une affaire de vol.

Les trois hommes avaient finalement rebroussé chemin à la frontière austro-slovène à la suite d'un contrôle de papiers.

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