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trappes © Maxppp / Thomas Salomon

Trois jeunes interpellés lors des violences qui ont éclaté à Trappes dans les Yvelines, dans la nuit de vendredi à samedi, comparaissaient aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Versailles. L'un d'entre eux a été condamné à 6 mois de prison ferme mais ressort libre.

Le jeune homme de 19 ans était poursuivi pour jets de projectiles sur les policiers et le tribunal avait requis à son encontre 9 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. L'accusé avait déjà fait l'objet d'un rappel à la loi pour escroquerie et été condamné à 400 euros d'amende pour une infraction routière.

Finalement,il ressort libre du tribunal malgré la sentence de 6 mois de prison ferme. Il sera convoqué ultérieurement pour un aménagement de peine.

Les deux autres hommes, de 20 et 24 ans, contre lesquels le tribunal avait requis 6 mois de prison ferme avec mandat de dépôt ont été relaxés.

Le compte-rendu des comparutions par Delphine Gotchaux

Par ailleurs, un quatrième prévenu souffrant de problème de santé et hospitalisé sera jugé plus tard.

Six autres personnes, arrêtées lors des nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi, seront aussi jugées très prochainement.

Retour au calme ?

C'est en tout cas ce qu'annonce le ministre de l'intérieur, Manuel Valls :

Grâce au travail des policiers (...) aux renforts au cours de ces derniers jours, (...) le calme est en train de revenir et c'est l'essentiel.

Ce matin, il avait pourtant évoqué des incidents dans la nuit de dimanche à lundi. Il y aurait eu, de source policière, des tirs de mortiers et quelques feux de poubelles : deux interpellations au total.

Le dispositif policier a été renforcé avec notamment un hélicoptère de la gendarmerie pour épauler les forces de l'ordre.

Manuel Valls a aussi voulu calmer les esprits :

Il faut éviter tous les amalgames, des quartiers populaires avec une minorité de voyous (...), 200 personnes seulement, dans une ville qui compte 30.000 habitants.

Retour sur un week-end violent

Tout commence jeudi quand des policiers contrôle une femme portant un voile intégral sur la voie publique, ce qui est interdit depuis 2011. L'interpellation dégénère et son mari aurait alors tenté d'étrangler un policier.

Vendredi soir, environ 400 personnes se regroupent aux alentours du commissariat de la ville. Ils jettent des pierres, brûlent des voitures et détruisent des abribus. En face, les forces de l'ordre répliquent avec des grenades de dispersion et des gazs lacrymogènes.

C'est cette nuit-là que quatre jeunes sont interpellés.

Dans la nuit de samedi à dimanche, des incidents ont à nouveau eu lieu. Un homme a notamment foncé avec sa voiture sur les forces de l'ordre. Quatre autres personnes sont arrêtées.

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