Tarbes infographie
Tarbes infographie © ide

Deux jeunes filles de 15 et 17 ans ont été déférées jeudi matin devant des juges dans le cadre d'une enquête ouverte en juin sur la disparition d'une troisième jeune fille de 14 ans, Sara, qui a quitté sa ville d’Argenteuil pour la Syrie il y a deux mois.

Les deux adolécentes avaient été placées en garde à vue mardi : la plus jeune à Tarbes, l'autre à Lyon, dans le cadre d'une enquête ouverte en juin sur la disparition d'une troisième jeune fille de 14 ans, Sara, qui a quitté sa ville d’Argenteuil pour la Syrie il y a deux mois, en laissant une lettre à ses parents où elle explique qu'elle part pour pouvoir vivre pleinement sa religion.

En surveillant les réseaux sociaux, au cours de leurs investigations sur ce départ, les policiers ont découvert que les trois adolescentes auraient été en contact et que les deux jeunes filles de Tarbes et de Lyon projetaient également de quitter la France. Des ados qui, sans se connaitre, échangeaient via internet sur leur mal être et leur envie d'autre chose.

Un départ déjoué qui a conduit ces adolescentes en garde à vue pendant 48 heures. Jeudi, le parquet de Paris, qui centralise les affaires de terrorisme, a demandé leur mise en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et leur placement sous contrôle judiciaire.

Ces départs vers la Syrie qui se multiplient ont d'ailleurs poussé les autorités à mettre en place une plateforme de signalements depuis fin avril et plus d'un quart d'entre eux concernent des mineurs.

Selon le rapporteur du projet de loi à l'Assemblée, Sébastien Pietrasanta, 900 Français sont impliqués dans les filières syriennes. A la mi-juillet, a-t-il précisé, 343 Français combattaient en Syrie, dont sept mineurs et une cinquantaine de femmes, 151 personnes étaient en transit, 172 étaient reparties de Syrie, dont une centaine sont rentrées en France. Trente-trois de ces combattants ont été tués.

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