La fusillade a fait trois morts
La fusillade a fait trois morts © MaxPPP/Le Courrier Picard/Dominique Touchart

Parmi les victimes figurent un un bébé et un gendarme intervenu sur place. Il y a aussi trois blessés graves, tous victimes d'un homme, ivre, qui a tiré au fusil sur une famille pour des raisons inconnues.

L'auteur présumé de la tuerie qui a fait quatre morts et trois blessés mardi à Roye (Somme) "avait 2,28 g d'alcool dans le sang" , a déclaré mercredi le procureur de la République d'Amiens. Le procureur Bernard Farret a d'autre part évalué le nombre de coups de feu tirés par le septuagénaire à "environ 36", lors d'un court point de presse.

Le carnage dans un camp de gens du voyage a été accompli au fusil de chasse, par un homme de 73 ans, vivant avec la communauté. Ivre selon les premières constatations, mais dont on ignore toujours les motivations. Les premières victimes sont trois membres d'une même familles : la mère âgée de 19 ans, le beau-père et un bébé de neuf mois. Grièvement blessé, l'enfant de trois ans est sorti du bloc opératoire et est maintenant hors de danger.

La tante ne comprends pas ce qui a pu se passer dans la tête du forcéné

Autre victime : un gendarme de 44 ans intervenu très rapidement sur les lieux a été tué par le forcené. Un autre gendarme est blessé. Le forcené lui même a été blesse

Des renforts de forces de l'ordre ont été déployés à Roye ainsi qu'aux alentours du CHU d'Amiens en raison des tensions dans le camp où s'est produit le drame. Un groupe de gens du voyage a affronté les forces de sécurité, des gens du voyage s'en sont pris à des journaliste radio et télé.

Le reportage sur place de Mathilde Dehimi

Le ministre de l'Intérieur s'est rendu dans la soirée à l'hôpital où il a rencontré les blessés et les familles des victimes de la fusillade dans un camp de gens du voyage. Bernard Cazeneuve s'est ensuite incliné devant la dépouille du gendarme.

Invité ce mercredi matin de France Inter, le ministre de l'Intérieur a expliqué avoir "vu hier soir une famille entière décimée, brisée, un jeune père qui avait perdu à la fois son père, sa compagne, son bébé, beaucoup d'émotion, de tension aussi, de colère". Quant aux raisons de ce drame, pour Bernard Cazeneuve :

Il semble que ce soit la violence ordinaire, inacceptable, abjecte, qui se soit emparée de cette aire des gens du voyage après que l'un des résidents s'était alcoolisé. Maintenant l'enquête précisera les conditions dans lesquelles tout cela s'est produit.

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