Twitter a accepté de fournir à la justice française les données susceptibles de permettre l'identification de certains auteurs de tweets antisémites, qui avaient valu au réseau social d'être la cible de poursuites de l'Union des étudiants juifs de France.

La transmission de ces données par le réseau de micro blogging "met fin au litige ayant opposé les parties" , indique l'association dans un communiqué.

Twitter et l'UEJF ont convenu de "poursuivre activement leur collaboration, afin de lutter contre le racisme et l'antisémitisme dans le respect de leurs législations nationales respectives", ajoute-t-elle.

Une décision saluée par la ministre Fleur Pellerin, au micro de Chloé Cambreling

L'affaire

Après la diffusion en octobre 2012 de tweets reprenant les mots clés#unbonjuif et#unjuifmort , le réseau social avait été assigné en urgence par l'UEJF, SOS Racisme et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), notamment.

Fin janvier, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris avait enjoint Twitter de communiquer aux associations "les données en sa possession de nature à permettre l'identification de quiconque a contribué à la création de tweets manifestement illicites".

La cour d'appel de Paris a confirmé le 12 juin dernier au réseau social son obligation de communiquer aux cinq associations de défense des droits de l'Homme les informations concernant les auteurs de tweets racistes ou antisémites.

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