La banque suisse UBS
La banque suisse UBS © ©STEFFEN SCHMIDT/EPA/MAXPPP
**Capter des clients millionnaires. Et cacher leurs fortunes en Suisse. Stéphanie Gibaud, ex-cadre chez UBS France, révèle les pratiques douteuses de la banque dans un livre publié ce jeudi : "La femme qui en savait vraiment trop" (Cherche midi).** Stéphanie Gibaud est une employée modèle. Septembre 1999, elle est embauchée chez UBS France (Union des banques suisses). Sa mission ? Organiser des événements pour "draguer" les fortunes françaises : tournois de golf, dîners, régates... Rien n'est trop beau pour convaincre ces millionnaires de confier leur argent à la puissante banque suisse. **"J'organisais entre 80 et 100 événements par an". Stéphanie Gibaud était l'invitée du journal de 13h de Claire Servajean.**
Mais à l'époque, Stéphanie Gibaud ne se doute pas encore, assure-t-elle, qu'UBS participe, en toute illégallité, à l'évasion fiscale de Français fortunés vers la Suisse. ### "Démarchage illicite présumé" Tout bascule en juin 2008. Le bureau du directeur général de la banque est perquisitionné. Panique à bord. Les supérieurs de Stéphanie Gibaud lui demande d'effacer au plus vite de son disque dur toutes les informations concernant des clients. Ce qu'elle refuse de faire.
"La femme qui en savait vraiment trop" de Stéphanie Gibaud (Cherche midi)
"La femme qui en savait vraiment trop" de Stéphanie Gibaud (Cherche midi) © Cherche midi
Commence alors une longue période de menaces, d'intimidations, de mise à l'écart... et de dépression. Aujourd'hui, Stéphanie Gibaud espère que son livre permettra d'éclairer les juges. Depuis 2012, la filiale française d'UBS est en effet dans le collimateur de la justice pour "démarchage illicite présumé". Trois anciens et actuels responsables de la banque sont mis en examen dans ce dossier.
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