procés en appel de jacqueline sauvage
procés en appel de jacqueline sauvage © MaxPPP

Un rassemblement est organisé à Paris ce samedi à l'appel d'un collectif de femmes qui souhaite obtenir la grâce présidentielle pour Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent. Ses deux filles sont présentes.

Une semaine après la condamnation en appel de Jacqueline Sauvage à dix ans de prison, le sort de cette femme de 68 ans, condamnée pour avoir tué son mari violent, a créé une onde de choc chez les militantes féministes, engagées contre les violences faites aux femmes, mais aussi chez beaucoup de citoyens lambda, révoltés par la lourdeur du verdict.

Depuis le verdict, les mails et les coups de fils affluent au cabinet des avocates de Jacqueline Sauvage : 150 en une semaine. Il y a ceux qui disent leur révolte et leur soutien. Beaucoup veulent écrire, ou envoyer des colis à Jacqueline Sauvage.

Plusieurs initiatives ont fleuri spontanément, notamment une pétition demandant sa grâce présidentielle. En une semaine, le texte a recueilli plus de 80.000 signatures. Un rassemblement est également prévu ce samedi à 13H place du Châtelet à Paris. Deux de ses filles, Sylvie et Carole, seront présentes.

Pétition de soutien à Jacqueline Sauvage
Pétition de soutien à Jacqueline Sauvage © Radio France

"Des milliers de personnes ont répondu ou partagé notre page Facebook et des centaines de témoignages nous sont parvenus. Avec ses filles, nous les attendons samedi pour cette manifestation pacifique, autorisée par la préfecture", indique le collectif.

Tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon ou ex-compagnon.

Jacqueline Sauvage a tué son mari sur la terrasse de leur pavillon
Jacqueline Sauvage a tué son mari sur la terrasse de leur pavillon © MaxPPP

Au-delà du cas de Jacqueline Sauvage, le collectif de femmes qui organise la manifestation, souhaite alerter sur le phénomène des violences faites aux femmes.

Jacqueline Sauvage a vécu 47 ans avec son mari qui la battait; il avait également frappé et agressé sexuellement leurs trois filles. Durant son procès, devant la cour d’assises de Blois, il lui a notamment été reproché de n'avoir jamais fui, ni porté plainte contre son mari. Elle avait fini par le tuer de trois coups de fusil dans le dos.

L'association Osez le féminisme a qualifié début décembre de "déni de justice" la condamnation de Jacqueline Sauvage, demandant la présomption de légitime défense pour les femmes victimes de violences.

En France, 134 femmes sont mortes l'année dernière sous les coups de leur compagnon.

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