« Le tribunal correctionnel est saisi d’un dossier particulier. ». C’est ainsi que le président du tribunal ouvre les débats. Et pour cause : l’affaire, dépaysée de Nanterre à Bordeaux, n’en a pas moins attiré 130 journalistes accrédités.

A l’arrivée des prévenus – dont l’ancien ministre Eric Woerth – les flashes ont crépité, les caméramen se sont bousculés, puis la lecture des faits reprochés aux dix prévenus a débuté.

Le premier à s’avancer à la barre est François-Marie Banier, le dandy, l’ami tant décrié de Liliane Bettencourt. Dans un coin de la salle, son ancien compagnon : l’acteur Pascal Gregory. Sur un banc, derrière la rangée d'avocats : Corinne Paradis, mère d'une certaine Vanessa et témoin cité par la défense de François-Marie Banier. Au micro du président, la longue liste des donations dont le photographe a bénéficié : « Une reconnaissance de donation d’œuvre d’art : 7 millions d’euros … des libéralités pour un montant de 4 millions d’euros etc. »

Suivent Martin D’Orgeval, Patrice de Maistre, Eric Woerth … un défilé de notables en costumes sombres. Pas tout à fait habituel dans un tribunal correctionnel. On vous l’a dit, le dossier Bettencourt est « particulier ».

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