Cela a été dit et répété à la barre : cette affaire n’est pas une affaire d’argent pour la famille Bettencourt. D’ailleurs, clament haut et fort les avocats des parties civiles : ils ne demandent qu’un euro symbolique aux prévenus renvoyés devant le tribunal correctionnel.

Un euro ? Au titre des dommages et intérêts, oui.

Mais à cela s’ajoutent les réclamations civiles. Et là les sommes grimpent.

Pour chiffrer les réclamations d’Olivier Pelat, tuteur de Liliane Bettencourt, il faut sortir la calculatrice.

A l’encontre de François-Marie Banier ? 262 000 000 euros au total. L’équivalent des œuvres d’art et autres cadeaux offerts par Liliane Bettencourt au photographe. Œuvres d’arts dont la valeur a été réévaluée, auxquelles les frais fiscaux ont été ajoutés.

A son compagnon Martin d’Orgeval ? Les représentants de Liliane Bettencourt réclament 5 423 761 euros pour les deux tableaux et trois photographies, là aussi revalorisés, offerts au jeune homme.

A Patrice de Maistre ? 14 393 293 euros. Soit la « retraite » offerte par la milliardaire à son gestionnaire de fortune, assortie d’intérêts, et les 4 millions d’euros venus de Suisse … dont on n’a jamais retrouvé trace.

A l’avocat Me Wilhem ? 7 603 465 euros au titre des honoraires perçus comme avocat et mandataire de protection de Liliane Bettencourt.

Au vieux notaire, Me Jean-Michel Normand ? Le total … ou presque. Car les parties civiles le considèrent comme solidaire des prévenus pour lesquels il a institué des actes de donations. En cas de condamnation, il serait amené à payer la moitié des quelques 242 millions réclamés aux prévenus.

Mais le carnet de comptes ne s’arrête pas là. Carlos Cassina Vejarano se voit réclamer près de 6 millions d’euros. Et à cela s’ajoute pour chacun, des sommes réclamées au titre de l’article 475-1 qui prévoit que l’auteur de l’infraction peut être amené à payer les frais d’avocats de la partie adverse. En moyenne ? 100 000 euros par prévenu.

Pas une affaire d’argent ?

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