Information France Inter : la brigade de répression du proxénétisme du "36" (la police judiciaire parisienne) a démantelé cette semaine un important réseau de proxénètes, principalement à Paris et Nice. Un réseau particulièrement bien organisé, avec des "packages" vendus de force aux prostitués venus d'Amérique latine.

Prostituées au bois de Boulogne en 2012
Prostituées au bois de Boulogne en 2012 © AFP / Thomas Samson

Un vaste coup de filet : cinq proxénètes, dont les deux chefs présumés du réseau, tous été mis en examen à Paris. Deux autres devraient l’être rapidement à Nice. Ils employaient une trentaine de prostitués travestis à Paris, mais également à Nice et Troyes.

Tout en haut de ce réseau, deux chefs proxénètes, surnommés Tyler et Camallo : le premier s'occupait du recrutement, et de facturer 17 000 euros le voyage (à rembourser ensuite avec les passes). Le réseau garantissait de travailler dans le bois de Boulogne à Paris, où les prostitués travestis obtenaient un emplacement bien précis (lui aussi payant). Camallo, lui, s'occupait de la logistique : obtenir de faux visas argentin et portugais, mais aussi le transport, le logement et la sécurité des emplacements, assurée par quatre "gros bras" péruviens.

Une affaire florissante

Enfin, le réseau mafieux, très structuré, avait recruté un jeune Argentin de 28 ans pour gérer les filiales de Nice et de Troyes. Avec un système différent mais classique : des petites annonces sur Internet pour des prestations en appartement ou à domicile.

Les prostitués étaient obligés de prendre un package, qui comprenait la gestion des annonces, la location d'appartement si nécessaire, et le planning clientèle... Le tout, moyennant 50 % des revenus.

Les suspects sont tous en situation irrégulière et vivaient dans des logements de très bon standing : ils ont été interpellés à Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret et Nice, après une enquête de plus de dix mois de la PJ parisienne.

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