Le mur des cons, c'est ce grand tableau qui figure dans les locaux du syndicat de la magistrature. Sorte de Wall of fame en négatif, il établit le palmarès des personnalités honnies par le syndicat.

Il n'aurait jamais été rendu public si il n'avait pas été filmé par un certain Clément Weill-Raynal, journaliste à France 3 puis mis en ligne sur Atlantico, mercredi 24 avril.

un "mur des cons" syndical fait hurler la droite
un "mur des cons" syndical fait hurler la droite © reuters

Bien qu'il ait nié avoir transmis ses images au site d'information en ligne, le journaliste n'a pas convaincu sa hiérarchie.

Ce lundi, le syndicat national des journalistes CGT de France 3 a demandé à ce qu'il passe en conseil de discipline. Une procédure lancé peu après par sa rédaction. Il est accusé d'avoir tourné sans autorisation des membres du syndicat et d'avoir donné ses images à un autre média que le sien.

Car ce document, France 3 reproche à son journaliste d'avoir "fait le choix d'en dissimuler l'existence à sa hiérarchie".

Ecoutez la réaction de Clément Weill-Raynal, au micro de Philippe Randé :

Ce n'est qu'au terme de cette procédure "que la direction décidera ou non d'une sanction disciplinaire". La chaine refuse toutefois de "se prononcer sur l'opportunité de la diffusion de ces images, ni moins encore sur le fond du dossier".

Courrier menaçant au Syndicat de la magistrature

Pendant ce temps, fausse alerte au Syndicat de la magistrature. la présence d'un colis suspect a été signalée en début d'après-midi. Une inscription sur l'enveloppe signalait "ricine", une substance toxique. En réalité, la poudre est alimentaire, probablement à base d'amandes.

Le syndicat n'est pas sorti d'affaire pour autant : la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a saisi le Conseil supérieur de la magistrature pour savoir si le syndicat a commis une faute déontologique avec "son mur des cons".

La vidéo du fameux "mur des cons" :

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