Le parquet de Paris vient d'ouvrir une information judiciaire sur des achats de votes présumés dans le fief électoral de Serge Dassault lors de la campagne municipale de 2010 remportée par le successeur de Serge Dassault, Jean-Pierre Bechter (UMP).

ouverture d'une information judiciaire pour tentative d'extorsion de fonds dans l'une des affaires dassault
ouverture d'une information judiciaire pour tentative d'extorsion de fonds dans l'une des affaires dassault © reuters

Cette instruction a été ouverte pour achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux.

A la tête de la commune depuis 1995, Serge Dassault a été contraint en 2009 de lâcher les rênes de cet ex-bastion communiste à son bras droit Jean-Pierre Bechter à la suite de l'invalidation de la municipale de 2008 par le Conseil d'Etat, en juin 2009. Selon les magistrats, divers éléments avaient établi "l'existence de dons d'argent d'une ampleur significative de la part du maire sortant à destination des habitants de la commune". Pour eux, ces dons d'argent étaient "de nature à altérer la sincérité du scrutin".

Le Conseil d'Etat avait invalidé en juin 2009 la municipale de 2008.

Après une nouvelle élection annulée en octobre 2009, le successeur désigné, Jean-Pierre Bechter, était finalement élu en décembre 2010 au terme du troisième scrutin en trois ans.

En décembre 2012 cependant, le Canard Enchaîné rapportait qu'une somme de 1,7 million d'euros en liquide aurait transité par le Liban avant d'arriver, quelques semaines avant l'élection municipale de 2010, dans les mains d'intermédiaires chargés de la distribuer aux militants et aux électeurs.

"J'ai été élu avec 800 voix d'avance. Je ne vois pas comment on aurait pu acheter 800 voix", dit aujourd’hui Jean-Pierre Bechter.

Les explications de Benoît Collombat

Deux autres enquêtes judiciaires sont également en cours sur des tentatives d'extorsion et des menaces contre la famille Dassault. Autant d'investigations susceptibles de dévoiler l'envers du décor du "système Dassault" ?

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