Alain Pojolat, militant du NPA, comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir appelé à des manife interdites
Alain Pojolat, militant du NPA, comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir appelé à des manife interdites © Emmanuel Leclère

Alain Pojolat, l'un des membres du Nouveau Parti anticapitaliste et vieux routier du militantisme à gauche, comparaissait ce mercredi au TGI de Paris. Il a finalement été relaxé.

Il lui était reproché d'avoir maintenu à Paris en juillet dernier deux rassemblements pro-palestiniens interdits par la préfecture de police.

Ces manifestations avaient dégénéré place de la République et surtout dans le quartier autour du boulevard Barbès dans le 18è arrondissement le 19 juillet dernier.

Il a finalement été relaxé.

41 ans de militantisme syndical

C'est Alain Pojolat qui avait adressé la première demande d'autorisation pour défiler et ce, pour le compte de différentes organisations associatives politiques et syndicales. C'est une habitude pour ce retraité de la BNP, ancien du service informatique de la banque et permanent à la CGT avec, au total, 41 ans de militantisme syndical. Surtout, il a un long parcours de militant politique à l'extrême gauche au sein de la ligue communiste évolutionnaire puis le NPA d'olivier Besancenot. En tout, ce sont quatre décennies de manif plus ou moins musclées. La première en 1962 contre l'OAS et la guerre d'Algérie.

D'autres manifestations interdites

Les dernières manifestations étaient contre la guerre menée par Israël à Gaza. Déjà condamné pour avoir participé à des manifestations interdites, notamment pour réclamer la libération du libanais, Georges Abdallah, Alain Pojolat ne comprend pas ce qui lui est reproché, "une innovation juridique" selon lui.

Jugement en délibéré

Sa demande de manifestation était déposée au nom d'un collectif après le refus de la préfecture de police, l'appel à se rassembler a bien été lancé mais directement par le NPA dont il n'est pas le porte-parole encore moins le patron. Lui ne s'est d'ailleurs pas rendu à Barbès ce jour-là.

A l'annonce de sa relaxe, Alain Pojolat a été applaudi par des militants venus le soutenir au TGI de Paris. La présidente du tribunal avait requis deux mois de prison avec sursis et 1.500 euros d'amende.

Emmanuel Leclere a assisté à l'audience :

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