Selon le Parisien et Le Figaro, le parquet de Bordeaux envisage de requérir un non-lieu concernant l'ancien Président, mis en examen pour "abus de faiblesse" dans un des volets de l'affaire Bettencourt.Une information démentie à la mi-journée par le Parquet lui même.

le parquet envisagerait un non-lieu pour nicolas sarkozy
le parquet envisagerait un non-lieu pour nicolas sarkozy © reuters
Cette position figure dans un rapport remis jeudi matin à la Direction des affaires criminelles et des grâces (DAGC) du ministère de la Justice. Le parquet doit désormais faire savoir dans les trois mois quelle est sa position concernant les poursuites, soit en faveur d'un renvoi devant le tribunal, soit pour un non-lieu. Son avis n'a pas à être suivi par les magistrats instructeurs, qui peuvent passer outre, auquel cas le parquet pourrait encore faire appel de leur décision devant la Cour d'appel, qui trancherait alors en dernier ressort. _Les explications de Laëtitia Heuveline_
_Pour l'avocat et blogueur Maître Eolas, cet avis du parquet peut tout faire basculer_
Nicolas Sarkozy a été entendu pendant près de neuf heures le 21 mars par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil qui cherchait à déterminer le nombre de visites effectuées par l'ancien chef de l'Etat au domicile des Bettencourt en 2007. Nicolas Sarkozy, qui a été confronté à cette occasion à quatre témoins dont l'ancien majordome de la milliardaire Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal, assure ne s'y être rendu qu'une seule fois, pendant sa campagne présidentielle 2007, pour y rencontrer André Bettencourt. La mise en examen de Nicolas Sarkozy a donné lieu à de violentes critiques émises à l'égard de la justice et des magistrats par certains proches de l'ex-président et ténors de l'UMP, qui ont notamment dénoncé "un acharnement judiciaire". _"Le débat judiciaire continue, mais à la fin l'enquête montrera l'onnocence de Nicolas Sarkozy" selon Bruno Beschizza, secrétaire national de l'UMP, interrogé par Laëtitia Heuveline_
L'ancien chef de l'Etat a suspendu tout recours contre sa mise en examen dans l'attente d'un avis du Conseil supérieur de la magistrature, saisi par la ministre de la Justice Christiane Taubira concernant les conséquences sur le "bon fonctionnement de l'institution judiciaire" des propos tenus sur l'instruction menée par le juge Gentil.
Sarkozy Bettencourt
Sarkozy Bettencourt © Radio France
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