le fn espère tirer un bénéfice de l’insécurité à marseille lors des municipales
le fn espère tirer un bénéfice de l’insécurité à marseille lors des municipales © reuters

C'est ce que réclame le gouvernement français pour lutter contre la flambée de violence à Marseille. Les élus de la majorité comme ceux de l'opposition semblent prêts à jouer le jeu. Hier deux nouveaux meurtres ont relancé l'inquiétude dans la ville.

Ils sont 15 à avoir été tués dans des règlements de comptes depuis le début de l'année. Un chiffre qui relance le débat sur la criminalité qui gangrène la deuxième ville de France.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a réclamé jeudi un "pacte national" pour lutter contre les trafics de drogue à l'origine de nombreux homicides dans la cité phocéenne.

Une table ronde sur la sécurité réunissant l'ensemble des élus de la ville se tiendra samedi à Marseille, a annoncé la préfecture.

Jean-Claude Gaudin a dit vendredi partager la volonté de Manuel Valls d'éradiquer les trafics et a souligné les efforts des élus locaux pour lutter contre la délinquance.

Mais le maire UMP de Marseille a estimé que la sécurité des Marseillais était d'abord l'affaire du gouvernement.

Il appartient à l'Etat d'assurer la sécurité des personnes et des biens.

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Mais globalement, comme l'a constaté Laurent Grolée, les élus semblent prêts à jouer le jeu

"Poudre aux yeux"

L'union de la classe politique nationale n'est par ailleurs pas gagnée, comme en témoignent les propos de Rachida Dati, vice-présidente de l'UMP et ancienne ministre de la Justice, qui rend le laxisme du gouvernement en matière pénale pour responsable de la flambée de violence à Marseille.

"Combien d'autres drames Marseille devra-t-elle vivre avant que le gouvernement décide enfin d'avoir une politique pénale ferme, claire et dissuasive ?", écrit-elle dans un communiqué publié vendredi.

Quand le gouvernement cessera-t-il d'éviter la prison aux voyous, d'exposer les policiers aux procédures dilatoires des délinquants ? Le "pacte national" contre les trafiquants de drogue, exigé hier soir par Manuel Valls, commence d'abord par une politique pénale gouvernementale ferme et assumée pour combattre cette criminalité organisée.

Ni le "pacte national" appelé de ses voeux par Manuel Valls ni la réunion de crise programmée samedi en préfecture n'impressionnent Marine Le Pen.

Les grandes déclarations disant 'on va augmenter le nombre de policiers, on va se réunir autour d'une table, etc.', tout cela, c'est de la poudre aux yeux pour tenter de calmer les impatiences d'une opinion publique qui se rend compte que le ministère de l'Intérieur est dans l'incapacité totale de ramener la sécurité non seulement à Marseille mais dans l'ensemble de la France.

Marine Le Pen dénonce "une absence totale de résultats dans la lutte contre la criminalité à Marseille" et accuse le Parti socialiste et l'UMP d'avoir fait preuve "d'exactement la même inefficacité".

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