PV de stationnement
PV de stationnement © Fotolia/Frog 974

Dans un rapport de trois pages adressé au Ministère de l’Intérieur, que France Inter a pu consulter, l’actuel directeur par intérim de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), Etienne Guepratte, critique la gestion de son prédécesseur, le préfet Jean-Jacques Debacq.

Ce dernier a démissionné, le 8 octobre dernier, à la suite des révélations du site Médiapart expliquant qu’il faisait payer certaines de ses contraventions par l’Etat.

Le rapport (daté du 31 octobre 2013) constate des « anomalies » dans les relations entre l’ANTAI et son prestataire principal, la société Atos, dirigée par l’ancien ministre de l’Economie, Thierry Breton. Il est notamment question d’ « une grande proximité physique » entre les personnels des deux entités pouvant placer l’Agence « en situation de dépendance » vis-à-vis de son prestataire.

Un salarié d’Atos a même été occasionnellement mis à la disposition du secrétariat de la direction de l’Agence. Le rapport relève également des frais de restauration ou encore 130 000 euros déboursés par Atos pour l’aménagement des locaux parisiens de l’ANTAI, comprenant système de sécurité et mobilier de bureaux. La règle de base en matière de comptabilité publique n’a « pas été rigoureusement respectée », conclut le rapport.

Une enquête plus complète a été confiée à l’Inspection générale de l’administration (IGA).

« Je reste très serein » nous explique, pour seul commentaire, l’ancien directeur de l’Agence, Jean-Jacques Debacq.

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