Condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent, Jacqueline Sauvage, 66 ans, est retournée entre ses murs
Condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent, Jacqueline Sauvage, 66 ans, est retournée entre ses murs © MaxPPP

Les trois filles de Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent, ont adressé ce mercredi un recours en grâce à François Hollande.

Passés les temps de l’audience et de la condamnation, l’affaire Sauvage laisse la justice et le droit éprouvés. La Justice, dans sa rigueur froide, a vu dans l’acte désespéré de Jacqueline Sauvage un meurtre, une riposte disproportionnée à l’attaque. La défense avait plaidé, elle, la légitime défense : trois coups de feu pour sortir de 47 ans d’enfer aux côtés d’un mari brutal, violent, violeur. Un "sale con", témoignent à la barre les voisins de la famille. Condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent, Jacqueline Sauvage, 66 ans, est retournée entre ses murs, compagnons de trois ans de procédure.

Un homme violent, tyrannique, pervers et incestueux

Ce mardi, Carole, Sylvie, Fabienne, les filles de Jacqueline Sauvage, ont déposé un recours en grâce au président de la République. A François Hollande, elles écrivent : "Monsieur le Président, notre mère a souffert tout au long de sa vie de couple, victime de l'emprise de notre père, homme violent, tyrannique, pervers et incestueux". "En cette période de fêtes, lit-on plus loin, si vous vouliez nous faire un cadeau, celui-ci serait le plus merveilleux de toute sa vie et des nôtres".

En 2015, 134 femmes mourraient sous les coups

A leur courrier, elles joignent une pétition soutenue par 150.000 signatures, accompagnée d’un texte signé du comité de soutien, regroupant une centaine d'artistes. On y lit notamment que "cette année, 134 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnons sans que personne ne réagisse".

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