Vignes
Vignes © Max PPP

La cour d'appel de Dijon a relaxé Emmanuel Giboulot. L'an dernier, il avait refusé de traiter ses vignes contre la flavescence dorée. Face à l'ampleur de cette maladie en 2012, la préfecture avait obligé les exploitants à traiter leurs parcelles.

En première instance, le viticulteur bio installé en Côte-d’Or avait été condamné à 1.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis. En 2013, il avait refusé d’appliquer les instructions de la préfecture : face au développement de la flavescence dorée, elle avait édité un arrêté pour que toutes les parcelles de Bourgogne soient traitées. En 2012, 11 hectares de vignes avaient dû être arrachés dans la région.

A la sortie du tribunal, le comité de soutien d’Emmanuel Giboulot l’a acclamé. Et le viticulteur n’a pas caché sa satisfaction.

Emmanuel Giboulot :

C'est une victoire de la mobilisation citoyenne, c'est être lanceur d'alerte.

Depuis 1970, Emmanuel Giboulot pratique la biodynamie. Certains écologistes en avaient fait un symbole mais dans la région, une grande partie de la profession, y compris la filière bio, s’était désolidarisée de son combat.

Jean-Yves Bizot, bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne :

On a réussi ensemble à faire bouger des lignes, mais pas forcément avec lui.

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"Il ne s'agit pas de ne rien faire mais d'avoir une action responsable avec la détection et l'arrachage des pieds malades et d'appliquer des traitements uniquement quand il y a véritablement danger, en cernant davantage les zones de traitement" , a précisé Emmanuel Giboulot.

La flavescence dorée est apparue en 1949 en Armagnac, dans le sud-ouest de la France mais elle touche désormais presque tout le vignoble du pays. Elle est véhiculée par un insecte, la cicadelle. Un important foyer avait été découvert en Saône-et-Loire en 2011, touchant en partie la Bourgogne l’année suivante.

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