On l’a compris, le procès Bettencourt, c’est avant tout une affaire de gros sous. De très gros sous. A tel point que même en menant une vie des plus « normale » - entendez par là honnêtement salariée par le service public – on y perd un peu le sens des réalités.

Les chiffres volent, dotés de tant de zéros qu’ils en deviennent abstraits. A tel point qu’on finit presque par être d’accord avec Patrice de Maistre quand il explique à Liliane Bettencourt que « c’est pas cher : 7500 euros ». Juste avant de se rappeler qu’il y a là l’équivalent de plusieurs mois de salaire.

Enfin pas celui de Patrice de Maistre, entendez bien. Chez les Bettencourt, son travail valait 500 000 euros par an, puis 800 000 euros, puis 1,2 million d’euros annuels. Chez les Bettencourt, une donation se chiffre rarement en dessous de 100 000 euros.

Rien d’étonnant alors à ce qu’on finisse par se demander ce que représente un million d’euros en liquide. Un gros tas de billets ? « Une brique de lait » explique le président du tribunal. Qui s’empresse d’ajouter « je n’ai jamais eu un million d’euros ».

Une brique (de lait) donc. Pas sûr que l’information nous soit un jour utile, sauf peut-être à parader dans les dîners.

► ► ► DOSSIER |Suivez l'audience en direct, comprenez les enjeux du procès

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.