Discrète et efficace, la défense de DSKUn prévenu bien préparé, trois avocats assez discrets jusqu’ici mais qui ont trouvé le bon registre. Ils devraient plaider en premier mercredi, au lendemain des réquisitions du parquet qui demandera sans doute la relaxe de leur client. Face aux anciennes prostituées parties civiles, il fallait sans doute une femme pour mener les contre-interrogatoires. Ce fut le rôle de Frédérique Beaulieu, pleine d’égards sur la forme, sans concession sur le fond. Quand Jade ou Mounia s’énervent, l’avocate tranche par son calme.Mercredi on entendra aussi plaider Richard Malka, l’avocat de Charlie Hebdo entre autres, resté très discret pendant les débats. A eux de traquer les contradictions des parties civiles et les failles de l’accusation.

La défense de DSK entend aussi poser des questions de principe ; sur ce terrain le plus attendu est Me Henri Leclerc. A presque 60 ans de barreau, le président honoraire de la Ligue des droits de l’homme a remplacé auprès de DSK l’avocat d’affaires Jean Veil, depuis l’affaire Tristane Banon.Quand vendredi le président lillois du mouvement du Nid est venu décrire de façon touchante son combat contre la prostitution, Henri Leclerc s’est levé, et lui a lancé la gorge nouée : « merci pour ce moment d’humanité». Aucun autre sans doute n’aurait pu témoigner une compassion aussi sincère, et se préparer défendre la sexualité libre de Dominique Strauss-Kahn.

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