Après l'arrestation mardi, de la djihadiste française Emilie König, une autre djihadiste française se manifeste et écrit une lettre à Emmanuel Macron pour plaider son rapatriement en France.

Parmi les femmes djihadistes détenues à la frontière turco-syrienne, on compterait une dizaine de Françaises.
Parmi les femmes djihadistes détenues à la frontière turco-syrienne, on compterait une dizaine de Françaises. © AFP / LOUAI BESHARA

On a appris mardi l'arrestation par les forces kurdes de la djihadiste française Emilie König, qui serait détenue dans un camp à la frontière turco-syrienne. À ses côtés, d'autres djihadistes françaises, dont certaines avec des enfants.  L'une d'elles a écrit une lettre à Emmanuel Macron pour plaider leur rapatriement en France. 

C'est une mère de deux enfants, de deux ans et neuf mois, une jeune femme de 22 ans qui a rejoint les rangs du groupe État islamique en 2014. Et qui dit aujourd'hui avoir "ouvert les yeux". Dans une lettre à Emmanuel Macron, elle dénonce des conditions de détention "inadmissibles" et le risque de torture... "Nous vous demandons de nous rapatrier, nous sommes prêtes à assumer nos actes" écrit-elle. "Je vous prie de penser aux enfants innocents". 

Jusqu'à présent, le gouvernement a indiqué traiter "au cas par cas", les dossiers des djihadistes français détenus en Irak ou en Syrie. Sauf qu'on ignore sur quels critères. Marie Dosé est l'avocate de la jeune femme : "Il est impossible de savoir sur quels critères se fera ce retour au cas par cas... Ce qu'ils ont fait, c'est notre histoire, c'est l'histoire française." 

Et après l'appel au retour de la nantaise Margaux Dubreuil, après l'arrestation le mois dernier de figures du djihadisme français, dont Thomas Barnouin. La question du rapatriement se fait de plus en plus lancinante.

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