Leur question prioritaire de constitutionnalité a été rejetée ? Qu’importe.

Les avocats de la défense ont d’autres demandes de renvoi dans leur manche. Quitte à revenir pour cela aux fondements du droit. « Il faut enquêter à charge et à décharge, il faut garder à l’esprit l’idée du doute » entame Me Cornut-Gentille, avocat de François-Marie Banier.

La suite, on s’y attend, est une attaque en règle de l’ordonnance de renvoi du juge Gentil. Les 3000 lettres que Liliane Bettencourt et François-Marie Banier se sont échangées ? « Elle n’ont même pas été examinées ».

Le témoignage d’Henriette Youpatchou, infirmière qui raconte cette scène où Liliane Bettencourt lui aurait demandé le montant du chèque qu’elle venait de faire ? Selon elle, le talon indiquait 183 millions d’euros. «Il n’y a jamais eu de chèque de 183 millions d’euros. Est-ce que ce témoignage n’aurait pas du être remis en cause ? »

Et de poursuivre sur les notes de la défense classées avec les pièces de forme. « On ne lit jamais les pièces de forme ».

« Cette ordonnance n’est que l’expression finale d’une instruction menée exclusivement à charge. C’est du mépris pour la défense. »

Brandissant même la menace de l’échec d’Outrau, l’avocat parisien rappelle : « Si les contre pouvoir que sont la défense et le parquet ne jouent pas leur rôle et si la chambre de l’instruction ne veille pas à contrôler les actes de l’instruction, la justice n’est pas rendue comme il faut. »

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