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Les experts ont relevé une quarantaine d'anomalies au niveau de l'aiguillage mis en cause dans l'accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne) qui a fait sept morts le 12 juillet dernier. Le procureur de l'Essonne, Eric Lallemant, a toutefois précisé que les experts n'avaient pas encore rédigé leur rapport et qu'il n'y avait pas non plus de précisions sur "des faits qu'on peut qualifier d'anomalies".

Le 12 août dernier, France Inter vous révelait l'existence d'une trace de peinture jaune, signe qu'un précédent contrôle avait pointé une anomalie.Les constatations ont été effectuées le 25 juillet, en présence des juges d'instruction, au lendemain de l'ouverture d'une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires, précise Le Monde, qui a révélé l'information.

Selon le quotidien, les trois juges d'Evry chargés de l'instruction ont demandé d'élargir leur saisine au chef de "mise en danger de la vie d'autrui" à la suite de ces constatations, ce que le parquet a refusé dans l'immédiat, sans toutefois l'exclure, en fonction des résultats des futures analyses métallurgiques.

Les explications de Sara Ghibaudo.

Les experts se sont concentrés sur l'aiguillage situé à environ 200 mètres de la gare et où une éclisse - une pièce d'acier maintenant deux rails - s'est retournée avant de provoquer le déraillement du train Paris-Limoges.

Selon les premiers éléments de l'enquête interne menée par la SNCF, cette éclisse normalement fixée aux rails par quatre boulons constitue "l'origine mécanique" du drame.

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