On avait eu le témoignage de Cherif, celui d’une vie marquée par les sévices, bien sûr. Mais aussi les placements en famille d’accueil, en foyers. Puis la rue, mais aussi les coups de main. La vie de couple, mais aussi les violences conjugales, qui lui valent d’être aujourd’hui en détention.

On a aussi entendu le témoignage de Jonathan. Même errances ou presque : foyers, puis à 18 ans, le vide et la rue. Jusqu’à être aidé par des associations notamment.

Aujourd’hui, place à Dimitri, le deuxième de la fratrie Delay. Très disert pour raconter sa vie en foyer, décrypter leur charte éducatives. A la barre, il raconte « les chasses à l’homme » organisée à 23 heures en guise d’activité pour les jeunes du foyer, ou ses années en centre éducatif renforcé.

Des années où il a subi les sévices sexuels de ses parents, Dimitri a gardé des souvenirs beaucoup moins précis. Il s’en réfère souvent à Jonathan « qui peut plus vous en parler ». Ou évoque des « souvenirs flous ». Mais il est sûr d’une chose : « je ne reviendrai pas sur mes accusations ».

A la barre, quinze ans après, il continue donc à mettre en cause près d’une cinquantaine de personnes : ses parents et le couple de voisin condamnés dans l’affaire, mais aussi les acquittés et d’autres personnes jamais poursuivies.

Il continue donc logiquement à mettre en cause Daniel Legrand. Il le montre d’ailleurs du doigt : « je sais que cette personne était là, je sais ce qu’elle a fait. »

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