Vache en gros plan
Vache en gros plan © Sandra Reinflet

Après 17 ans d'enquête, l'affaire de la vache folle pourrait s'achever platement ... le parquet de Paris se prononce en faveur d'un non-lieu dans l'affaire qui a vu quatre responsables d'usines poursuivis après le scandale sanitaire de 1996.

Dans cette affaire, quarante enquêtes avaient été lancées dans toute la France, avant d'être rassemblées dans un même dossier et de conduire à la mise en examen de quatre personnes, quatre chefs d'entreprises, responsables d'usines de production d'aliments pour bovins. Ils étaient suspectés d'être à l'origine de la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et son pendant chez l'Homme, la maladie de Creutzfledt-Jacob.

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L'information judiciaire, que menait le pôle de santé publique de Paris depuis le 28 mai 1997, a été clotûrée par les juges d'instruction. Saisi pour avis, le parquet de Paris vient de se prononcer en faveur d'un non-lieu général dans l'affair, selon une information du Parisien.

### Du Royaume-Uni à la France En 1996, les premières bêtes malades avaient été recensées au Royaume-Uni, puis en France. Le bétail français est alors massivement touché. Et la maladie se transmet à l'Homme, faisant deux victimes: une femme de 36 ans, Laurence Duhamel et un jeune homme de 19 ans, Arnaud Eboli. ### **De la difficulté de juger les scandales sanitaires** Si le non-lieu se confirme dans l'affaire de la vache folle, elle ne sera qu'un nouvel exemple de la difficulté de juger des affaires de santé publique en France. Car parvenir à établir un lien de cause à effet entre un médicament, un manquement à l'hygiène ou un problème environnemental et une maladie est souvent chose ardue.
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