C’est avec lui que débutent les plaidoiries de la défense : Eric Woerth.

Eric Woerth dont le procureur disait lui-même dans son réquisitoire la semaine dernière qu’il était celui « qui avait fait basculer en affaire d’Etat, une affaire de faiblesse d’une personne âgée presque ordinaire … si ce n’était l’une des femmes les plus riches de la planète ».

Eric Woerth à qui l’affaire a coûté son poste de ministre du Budget et longue traversée du désert.

Eric Woerth pour qui l’audience, en revanche, a plutôt ressemblé à une promenade de santé/ Entendu comme s’il le fallait bien ou presque, osant même à l’occasion les plaisanteries à la barre.

Eric Woerth pour qui le procureur Gérard Aldigé, qui avait déjà réclamé un non-lieu pendant l’instruction, a requis la relaxe vendredi dernier.

Alors son avocat, Me Le Borgne, grosse voix et répartie facile, devrait, en toute logique, plaider dans le même sens. Arguant sans doute qu’il n’y a pour éléments à charge que des coïncidences de dates. Espérant certainement que le tribunal ait la même vision de ce volet politique de l’affaire Bettencourt que celle du ministère public.

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