Vidéosurveillance
Vidéosurveillance © IP3 PRESS/MAXPPP / Bruno LEVESQUE

6 827 arrestations. C'est le bilan chiffré que fait la préfecture de Police de Paris de l'utilisation des mille caméras de vidéosurveillance installées dans la capitale. Elles ont notamment permis l'arrestation de 1 300 voleurs à la tire.

Depuis deux ans, les policiers parisiens disposent d'un peu plus de 1000 caméras dans les rues de Paris. Caméras contrôlées depuis une salle de commandement, où les fonctionnaires de police peuvent quelquefois voir en direct se commettre des infractions.

Les promesses de départ de la vidéosurveillance, c'est à dire la dissuasion, la crainte qu'elles inspireraient aux délinquants, sont oubliées depuis longtemps. Le réseau de caméras est de plus en plus utile pour aiguiller rapidement une patrouille, identifier un voleur à la tire, un dealer, ou plus grave, un violeur ou un braqueur.

L'affaire du tireur fou

Au total, 1 372 personnes ont été interpellées pour vols à la tire et 428 pour escroquerie à la charité publique. Plus grave, 23 arrestations ont eu lieu pour "homicide et tentative d'homicide", 3 pour vol à main armée, et 9 pour viol selon les autorités policiaires. Depuis la fin 2011, la police parisienne a recours une vingtaine de fois par jour aux caméras pour coincer un suspect, avec une dizaine de résultats positifs.

Il s'agit là des résultats de la sécurité publique parisienne, en clair des policiers en uniforme. Côté police judiciaire, enquête au long cours, l'apport de la vidéo est tout aussi important mais plus fastidieux. Car comme dans l'affaire du tireur fou de Paris, les enquêteurs utilisent le réseau de caméras police mais aussi ceux de la RATP, des banques, etc. Des images que les policiers mettent plus de temps à récupérer et analyser.

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